Brunch discussion : Laïcité et Projet de loi 62

Restaurant La Boite Gourmande

Lieu : La Boite Gourmande 445 Avenue Laurier E, Montréal
Date : Samedi 26 septembre 2015, 10h30
Facebook : Évènement

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Lieu : La Boite Gourmande 445 Avenue Laurier E, Montréal
Date : Samedi 26 septembre 2015, 10h30

INSCRIPTION OBLIGATOIRE : info@amalquebec.org

Projet de loi 59

Plan de l’intervention de AMAL-Qc en commission parlementaire

1 Présentation de AMAL-QC

2 Pourquoi légiférer contre la haine

2.1 Lutter contre la discrimination systémique

2.2 Lutter contre les extrémismes violents

3 Nos recommandations

3.1 Définir la haine

3.2 Éviter les excès

3.2.1 Préserver la liberté d’expression

3.2.2 Garantir la transparence dans les procédures de la Commission

3.2.3 Ne pas afficher la liste des contrevenants sur Internet

3.3 L’article 11.1 : « Personne » ou « groupe de personnes » ?

3.4 La lutte contre la haine ne se limite pas au juridique

3.4.1 Documenter et analyser les actes haineux et xénophobes

3.4.2 Déployer des activités d’éducation aux droits et libertés de la personne et aux valeurs démocratiques

3.5 Garantir des ressources suffisantes à la commission pour mener à bien sa mission. 

1.    Présentation de AMAL-QC

Monsieur le président, Madame la ministre, Mesdames et Messieurs les députés de l’Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les auditeurs,

Au nom de l’Association des Musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, je vous remercie de nous donner l’occasion d’exprimer notre point de vue.

Fondée en juin 2012, AMAL-Québec est une association citoyenne et plurielle.

Elle regroupe des Québécoises et des Québécois d’origine arabe et/ou musulmane ou n’appartenant à aucune de ces composantes incluant des personnes pratiquantes, non pratiquantes, juives, chrétiennes, agnostiques ou athées.

AMAL-Québec souhaite contribuer constructivement aux débats sur les thèmes de la laïcité et des discriminations, de la visibilité religieuse, de la cohabitation interethnique et du vivre ensemble au Québec. À travers ses positions, AMAL-Québec souhaite s’affirmer non pas en suscitant la polarisation, la division ou l’accusation, mais plus que tout, en s’imposant comme une association rassembleuse tournée vers le dialogue.

Elle entend mener la lutte à travers la démystification des confusions et l’élimination des amalgames et des stéréotypes.

AMAL-Québec sera représentée aujourd’hui pas deux de ses membres : M. Mohamed Hachem et moi-même Haroun Bouazzi.

Dans un premier temps, nous tenons à saluer la volonté du gouvernement de légiférer sur les discours haineux et incitant à la violence. Nous remercions cette commission de nous donner la possibilité de nous exprimer sur ce sujet. Comme les délais pour analyser la loi étaient courts, nous allons principalement nous prononcer sur la partie 1 du projet de loi 59.

Dans notre présentation, nous reviendrons d’abord sur les raisons qui nous motivent pour appuyer une loi contre la haine, puis nous présenterons nos recommandations.

2.    Pourquoi légiférer contre la haine

Dans une société où circulent des discours haineux contre les femmes, les homosexuels, les musulmans, les noirs, ou les juifs, il nous parait essentiel de promulguer une telle loi afin de protéger les groupes vulnérables.

Lors d’un précédent passage devant la commission sur la nouvelle politique québécoise en matière d’immigration, de diversité et d’inclusion, nous avions appuyé la proposition de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse qui, dans son rapport sur l’intimidation, recommandait l’ajout à la Charte d’une disposition interdisant les propos ou les actes qui exposent des personnes à la haine pour un motif de discrimination interdit.

Nous identifions deux raisons principales qui nous poussent à appuyer une telle loi : la lutte contre la discrimination systémique ainsi que la lutte contre les extrémismes violents.

2.1.      Lutter contre la discrimination systémique

Dans la société actuelle, on peut aisément se sentir démunis face à la discrimination systémique, qui est bien plus répandue et plus diffuse que la discrimination personnelle. Or, il peut exister des liens entre la discrimination systémique et les discours haineux.

Il est évident que la banalisation de l’appel à la haine, de la diabolisation, de la déshumanisation de certains groupes a pour effet d’accentuer les attitudes empreintes de préjugés et de stéréotypes, souvent inconscients.

Ainsi, est-il urgent de promulguer une loi contre les discours haineux, qui sera un outil puissant dans la lutte contre la discrimination institutionnelle.

2.2.      Lutter contre les extrémismes violents

Une loi contre les discours haineux participerait à contrer les diverses formes d’extrémismes violents. D’abord, d’une manière directe puisque les groupes d’extrême droite se développent dans un environnement social où la haine colore les discours mais aussi de manière indirecte, car l’exclusion, la haine et l’islamophobie conduisent certaines personnes issues des groupes discriminés vers une autre forme d’extrémisme et de violence. Ceci étant dit le discours haineux est, à vrai dire, un symptôme et – nous  y reviendrons plus tard – il  faut, de concert avec cette loi, que le gouvernement travaille sur le volet prévention pour contrer efficacement le phénomène.

3.    Nos recommandations

En premier lieu, il nous semble important de s’assurer de bien définir ce qu’est un discours haineux, ou plus fondamentalement, ce que c’est que la haine.

3.1.      Définir la haine

Il est important que l’application de cette loi restreigne à son strict minimum la subjectivité de l’interdiction légale. Pour ce faire nous retenons la définition établie dans le jugement de la Cour suprême du Canada. Saskatchewan (Human Rights Commission) c. Whatcott.

Ce jugement établit trois critères principaux :

(1) Les tribunaux n’ont pas à juger de l’émotion exceptionnellement forte et profonde de la personne qui tient les propos haineux. La question à laquelle le tribunal est appelé à répondre est de savoir si une personne raisonnable informée du contexte et des circonstances dans lesquelles les propos ont été tenus estimerait que ces derniers exposeraient le groupe protégé à la haine.

(2) Les termes haine et mépris n’équivalent pas à détestation ni diffamation. Ainsi sont écartés du jugement des propos pourtant répugnants ou offensants. Sont retenus ceux qui incitent clairement à l’exécration, au dénigrement, au rejet, et qui risquent d’entraîner la discrimination et d’autres effets préjudiciables.

(3) Ainsi, comme le caractère répugnant des idées exprimées ne suffit pas, à lui seul, pour justifier d’en restreindre l’expression, on doit comprendre que l’interdiction des propos haineux ne vise pas à censurer les idées ou à forcer quiconque à penser « correctement ». Dans cette perspective, nous estimons que les tribunaux administratifs doivent axer leurs analyses sur les effets que produisent les propos en cause. Ces derniers sont-ils susceptibles d’exposer la personne ou le groupe ciblé à la haine d’autres personnes ?

3.2.      Éviter les excès

Dans le respect des principes énoncés, la Tribunal des droits de la personne jugera s’il est raisonnable ou non de limiter, dans certains cas, la liberté d’expression ou la liberté de religion pour garantir d’autres droits fondamentaux tels que le droit à l’égalité. Dans ce cadre, il est néanmoins important d’éviter les excès.

3.2.1 Préserver la liberté d’expression

Tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas d’appel à la haine, il faut réaffirmer que dans notre société on protège la liberté de critiquer des idées politiques, une pratique religieuse ou une orientation sexuelle. La liberté d’expression est une des conditions permettant le débat public qui est un des piliers d’une démocratie. Il est donc important de maintenir la liberté de débattre sans tabous, y compris de débattre de la possibilité de limiter un droit fondamental d’un groupe vulnérable. La liberté artistique et la liberté de création méritent aussi une attention particulière et doivent être préservées.

3.2.2 Garantir la transparence dans les procédures de la Commission

Le projet de loi attribue à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse plusieurs prérogatives importantes. Dans un souci de transparence, nous recommandons que le refus de donner suite à une plainte soit soumis à l’obligation par la Commission d’en signifier les raisons au plaignant.

3.2.3 Ne pas afficher la liste des contrevenants sur Internet

Dans notre société l’information publique circule rapidement et le stockage de données est virtuellement infini. Il importe de réfléchir sur le fait que les personnes dont les noms apparaissent sur la liste pour une certaine durée y seront en fait exposées de façon permanente.

3.3.      L’article 11.1 : « Personne » ou « groupe de personnes » ?

L’article 11.1 projeté de la Charte québécoise réfère uniquement à une « personne » alors que les articles 1 et 2 de la Loi sur les discours haineux réfèrent plutôt à un « groupe de personnes ». La personne faisant partie du  « groupe de personnes » visé par le discours haineux défini dans le projet de Loi peut-elle prétendre subir une discrimination aux termes de l’article 11.1 de la Charte québécoise ? L’article 11.1, tel que formulé, semble suggérer que le discours devrait être tenu à l’égard « d’une personne » alors que le projet de Loi indique que ce discours puisse contrevenir à la Loi du fait qu’il vise un « groupe de personnes ». Ne faudrait-il pas que l’on dise à 11.1, « à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, […] ». Ceci étant dit, nous présumons qu’il y a surement une explication permettant de bien réconcilier le projet de l’article 11.1 de la Charte et les articles 1 et 2 du projet de Loi et qui ne nécessiterait pas une telle phraséologie.

3.4.      La lutte contre la haine ne se limite pas au juridique

La loi 59 prévoit que la Commission soit en charge « d’assurer un rôle de prévention et d’éducation en matière de lutte contre les discours haineux et ceux incitant à la violence ». Ceci est d’ailleurs cohérent avec le plan d’action gouvernemental de lutte contre la radicalisation qui énonçait déjà le principe selon lequel :

La discrimination vécue ou perçue, la présence de préjugés racistes, parfois islamophobes, sont tous des facteurs qui nuisent à la participation sociale des Québécoises et des Québécois de toutes origines ainsi qu’à leur sentiment d’appartenance à la société québécoise. Bien que la radicalisation soit influencée par plusieurs facteurs, elle semble toucher en particulier les jeunes nés au Québec de parents immigrants, qui développent un sentiment d’impuissance, individuelle et collective, à l’égard de l’exclusion vécue par eux et leurs proches dans la société québécoise. Par conséquent, il est important de lutter contre les préjugés, la discrimination et le racisme, de renforcer l’estime de soi, le sentiment d’appartenance et la participation à la société québécoise des personnes immigrantes et des minorités ethnoculturelles.

 

Dans ce contexte, le gouvernement prévoit déjà de donner à la Commission deux responsabilités importantes définies par les mesures 2.1.3 et 4.3 :

3.4.1 Documenter et analyser les actes haineux et xénophobes

Mesure 2.1.3, prévue en application à partir de l’hiver 2016.

Cette documentation et analyse visent à mieux comprendre les actes haineux et xénophobes, notamment ceux motivés par des préjugés islamophobes. Les crimes haineux sont particulièrement graves, car ils atteignent l’identité et la dignité des personnes et des collectivités. L’analyse plus fine des actes haineux accroîtra l’efficacité des mesures mises en place pour les contrer.

3.4.2 Déployer des activités d’éducation aux droits et libertés de la personne et aux valeurs démocratiques

Mesure 4.3, prévue en application à partir de l’Automne 2015, soit dans quelques semaines.

Cette mesure vise à déployer sur le terrain des activités d’éducation aux droits et libertés et aux valeurs démocratiques, notamment en lien avec les conventions et les pactes des Nations Unies en matière de droits de la personne, auxquels le gouvernement du Québec s’est déclaré lié. Une attention particulière sera accordée à l’importance de contrer les propos haineux et islamophobes et à la discrimination vécue par des personnes des communautés musulmanes.

Le gouvernement semble être conscient de l’urgence de la situation. Nous espérons donc qu’il mettra en route les activités éducatives comme prévu dès l’automne 2015, sans attendre l’adoption de la loi.

3.5.      Garantir des ressources suffisantes à la commission pour mener à bien sa mission

Le rôle de la commission est essentiel dans la prévention et la lutte contre les discours haineux et les discours incitant à la violence. Pour qu’elle puisse mener à bien ses nouvelles responsabilités et jouer pleinement son rôle, il est impératif que la Commission obtienne une augmentation substantielle de ses ressources humaines et budgétaires.

Nous vous remercions pour l’attention que vous nous avez accordée et sommes à votre disposition pour répondre à toute question.

Souper discussion : projets de loi 59 et 62 et nouvelle politique de lutte contre la radicalisation

Restaurant La khaima

Lieu : Restaurant La khaima 142 Avenue Fairmount O, Montréal
Date : Vendredi 19 Juin 2015, 20h20
Facebook : Évènement

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Le souper maison est à 20$ et comprend dattes/lait, soupe, salade, msemmen et confitures, plat (soit un tajine, soit boulettes)

INSCRIPTION OBLIGATOIRE : info@amalquebec.org

Réaction de AMAL-Québec au plan de lutte contre la radicalisation au Québec

­­­Réaction de AMAL-Québec au plan de lutte contre la radicalisation au Québec

MONTRÉAL, 11 juin 2015 – L’Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec (AMAL-Québec) tient à réagir à différents éléments du plan de lutte contre la radicalisation menant à la violence.

Projet de loi no 59 – Lutte contre les discours haineux

AMAL-Québec se réjouit de la volonté de légiférer en ce qui concerne la lutte contre les discours haineux, et de renforcer le rôle de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Ces dispositions faisaient partie des recommandations exprimées par l’Association en commission parlementaire.

Projet de loi no 62  – Neutralité de l’État et laïcité

AMAL-Québec applaudit le dépôt du projet de loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État. Ce projet réaffirme un principe fort de la laïcité : que les politiques publiques ne doivent ni favoriser ni défavoriser les citoyens en fonction de leurs croyances. Cette disposition faisait aussi partie de nos recommandations.

Détection des signaux de radicalisation par les services de sécurité

AMAL-Québec s’inquiète toutefois de la volonté de la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, de confier aux services de police la tâche de détecter des signes de radicalisation. Certaines mesures sont même en contradiction avec les déclarations du SPVM d’il y a seulement 3 semaines. « Malgré la bonne relation des groupes et associations des communautés musulmanes avec le SPVM, la SQ et la GRC, il n’y a eu, à notre connaissance, aucune consultation des membres des communautés musulmanes dans l’élaboration de ces mesures » a affirmé M. Bouazzi.

De plus, Mme Thériault fait spécifiquement référence aux modèles belge et français. Pourtant, proportionnellement à leur population, ces deux pays sont parmi ceux qui envoient le plus grand nombre de djihadistes vers le Moyen-Orient. Plutôt que de les prendre en exemple, il aurait été judicieux d’étudier les failles de leurs modèles pour ne pas les reproduire au Québec.

Dans la ligne des déclarations du SPVM, AMAL-Québec demande que les nouvelles politiques sécuritaires soient associées à la mise en place de mesures au sein des corps policiers afin de contrer les signalements abusifs et le profilage ethnique et religieux. Ces mesures pourraient permettre d’éviter que se poursuivent les erreurs et abus policiers dont les minorités racisées sont déjà victimes.

Campagne de sensibilisation, éducation et protection des groupes vulnérables

L’axe vivre ensemble est, pour AMAL-Québec, le principal outil de prévention. Il Identifie l’Islamophobie  comme un des problèmes de société sur lesquels il faut se pencher. Les mesures à prendre touchent à des points aussi variés que l’éducation, la justice ou la sensibilisation publique. « Une fois mises en place, ces politiques contribueront à prévenir la radicalisation menant à la violence, à apaiser les tensions, et à réaffirmer publiquement le caractère inclusif du Québec » a déclaré Haroun Bouazzi.

AMAL-Québec remarque toutefois que très peu de moyens financiers sont accordés à ces mesures par le gouvernement. Au cours des trois prochaines années, l’Association sera vigilante face à la mise en œuvre de chacune d’entre elles.

AMAL-Québec tient à rester un partenaire du gouvernement pour la mise en place des politiques de lutte contre la radicalisation menant à la violence ainsi que pour les politiques de lutte contre le racisme, la discrimination et l’islamophobie.

AMAL-Québec est une organisation fondée en juin 2012 ayant pour objectif de contribuer positivement aux débats sur les thèmes de la laïcité et des discriminations, de la visibilité religieuse, de la cohabitation interethnique et du vivre ensemble au Québec.

Renseignements : 
Haroun Bouazzi,
Téléphone : 514 962-0521,
Courriel : info@amalquebec.org
Twitter : @AMALQuebec
Facebook : AMALQuebec
Site WEB : amalquebc.org

Faut-il se soucier des discours haineux au Québec et comment y remédier ?

Lieu : Salle DR-200, pavillon Athanase-David, UQAM (1430 rue Saint-Denis)
Date : Lundi 30 mars 2015, 18:00
Facebook : Évènement

Dans le cadre de la Semaine d’Action Contre le Racisme (SACR) AMAL-Québec en partenariat avec la Chaire UNESCO-UQAM sur les fondements de la démocratie et Diaspora Black News vous invite à une causerie sur le thème des discours haineux au Québec. Qu’est-ce qu’un discours haineux ? À l’heure des médias sociaux, ce type de discours s’est-il développé ? Quels sont les outils à notre disposition pour les contrer ?

Invités SACR

Quatre conférenciers participeront à cette activité :

 

Conférence causerie : De la lutte contre la radicalisation à l’islamophobie, notre démocratie est-elle en péril ?

Lieu : Salle de conférence Fernand-D’aoust au Centre Saint Pierre à Montréal
Date : Lundi 16 février 2015, 18:30
Facebook : Évènement

Le groupe Médias Maghreb, le Congrès Maghrébin au Québec (CMQ), l’Association des musulmans et des arabes pour la laïcité (AMAL-Québec) et l’Organisme de communication pour l’ouverture et le rapprochement interculturel (C.O.R.), organisent lundi 16 février 2015 une conférence causerie sous le titre « De la lutte contre la radicalisation à l’islamophobie, notre démocratie est-elle en péril ? ». Cette rencontre qui se tiendra à la salle de conférence Fernand-D’aoust au Centre Saint Pierre à Montréal de 18 h 30 à 20 h 30, se veut un espace d’échange.

Dans le contexte émotif suivant l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris et alors que le débat sur la « radicalisation menant à la violence » monopolisait déjà le débat public, les medias ont révélé au grand public l’existence de l’imam Chaoui. L’indignation légitime devant les propos de ce prédicateur ont poussé le débat vers les questions d’encadrement de lieux de culte. En quelques jours les décisions des élus municipaux se sont multipliées : changement de zonage à Hochelaga-Maisonneuve pour interdire l’ouverture de centres communautaires à vocation religieuse, moratoire sur les permis de lieux de culte et de centres communautaires à Villeray/Saint-Michel/Parc-Extension, et enfin refus de changement de zonage à Shawinigan pour empêcher l’ouverture d’une mosquée. Quels problèmes ces actions visent-elles à résoudre ? Ont-elles servi à préserver notre démocratie ou l’ont-elles affaiblie ? Ont-elles apaisé les tentions sociale ou au contraire ont-elles contribué à exacerber l’islamophobie dans notre société ? Ont-elles contribué à améliorer le débat public ou l’ont-elles polarisé un peu plus ?

Pour échanger sur ces questions, quatre conférenciers participeront à la rencontre :
Shahad Salman : Avocate
Lamine Foura : Secrétaire général du CMQ
Samira Laouni : Présidente du C.O.R
Haroun Bouazzi : Coprésident de AMAL-Québec

Shahad Salman

Shahad Salman

Lamine Foura

Lamine Foura

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Samira Laouni

HAroun Bouazzi

Haroun Bouazzi

Violence au nom de l’Islam, quels impacts sur les communautés musulmanes et quelles actions entreprendre ?

Conference - debat - Violence au nom de lIslam  quels impacts sur les communautes musulmanes et quelles actions entreprendre

Lieu : Centre Saint Pierre, 1212, rue Panet, Montréal (Métro Beaudry)
Date : Lundi 27 octobre 2014, 18:30
Facebook : Évènement
Entrée gratuite

Le groupe Médias Maghreb, le Congrès Maghrébin Au Québec(CMQ), L’Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec (AMAL-Québec) et M télé, Montréal organisent le lundi 27 octobre 2014, une conférence débat qui a pour titre

«Violence au nom de l’Islam, quels impacts sur les communautés musulmanes et quelles actions entreprendre ?»

Cette rencontre qui se tiendra à la salle des conférences Fernand-D’aoust au Centre Saint Pierre à Montréal, réunira plusieurs panélistes, représentants de la société civile québécoise et membres des communautés musulmanes. Cette initiative citoyenne se veut une occasion pour dialoguer et initier le débat sur le rôle des communautés musulmanes et leurs implications dans la lutte contre le phénomène de violence au nom de l’islam. Il sera aussi question des conséquences des récents événements de Saint-Jean Sur Richelieu et d’Ottawa sur les communautés musulmanes et leurs craintes de se voir associées à ces actes et d’être à nouveau stigmatisées. Diverses lectures de la situation mais également des questions seront posées aux panélistes et au public qui est invité activement à prendre la parole et s’exprimer.

Avec la participation de:

Asmaa Ibnouzahir

Asmaa Ibnouzahir

Lamine Foura

Lamine Foura

Shahad Salman

Shahad Salman

HAroun Bouazzi

Haroun Bouazzi

Monsef Derraji

Monsef Derraji

Mochra Manai

Bochra Manai

Abdou Zirat

Abdou Zirat

CMQ
LogoAMAL-Quebec final 590
Medias Maghreb
M télé - Montréal

Laïcité(s) : Et si le Québec devenait le modèle?

Lieu : Librairie Olivieri, 5219 chemin de la Côte-des-Neiges
Date : Mardi 29 avril 2014, 19:00
Facebook : Évènement

L’élection qui s’est tenue au Québec le 7 avril dernier semble avoir scellé le sort de la « Charte des valeurs québécoises ». Une fois la poussière retombée, quel bilan dresserons-nous sur l’état du vivre-ensemble dans notre société? Est-il possible qu’en se distinguant à la fois du modèle français et du modèle canadien, et en rejetant la Charte des valeurs québécoises, le Québec consolide un véritable modèle de laïcité?

  • Causerie avec Jean Baubérot et Micheline Milot
  • Mardi 29 avril 2014 à 19 h.
  • À la Librairie Olivieri, 5219 chemin de la Côte-des-Neiges
  • RSVP au 514-739-3639

Laïcité(s) : Et si le Québec devenait le modèle?

Jean Baubérot

Jean Baubérot

Tentons de répondre à cette question lors d’une causerie avec deux experts, l’un français et l’autre québécoise:

  • Jean Baubérot, historien et sociologue français, Directeur d’études émérite, Section des sciences religieuses à l’École Pratique des Hautes Études de Paris,
  • Micheline Milot, professeure au département de sociologie de l’UQAM et codirectrice du Centre d’études ethniques des universités montréalaises.
Micheline Milot

Micheline Milot

Causerie animée par Frédérick Guillaume Dufour, professeur au département de sociologie de l’UQAM et membre du Conseil d’administration du Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal.

Un événement organisé en partenariat avec la librairie Olivieri et l’Association des Musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL-Québec), et le Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal.
AMAL-Québec est une organisation fondée en juin 2012 qui a pour objectif de contribuer positivement aux débats sur les thèmes de la laïcité et des discriminations, de la visibilité religieuse, de la cohabitation interethnique et du vivre ensemble au Québec.
MHMC - Centre commémoratif de l'Holocauste à MontréalLe Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal informe et sensibilise les gens de tous âges et de tous milieux sur l’Holocauste, ainsi que sur l’antisémitisme, le racisme, la haine et l’indifférence.

 

SACR2014: Table ronde : Discrimination à l’embauche au Québec

Lieu :Local DS-R510, UQAM, Pavillon J.-A.-de Sève : 320 rue Ste-Catherine Est (Métro Berri-UQAM)
Date : Jeudi 27 mars 2014 à 18h
Facebook : Évènement

Table ronde - Discrimination à l’embauche au Québec Dans le cadre de la Semaine D’actions Contre Racisme l’ Association des Musulmans et des Arabes pour la Laïcité au Québec et l’organisme Communication pour l’ouverture et le rapprochement interculturel organisent une table ronde sur la Discrimination à l’embauche au Québec
Avec la participation de :

Diane De Courcy

Représentant le Parti Québécois
Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles
Ministre responsable de la Charte de la langue française

Kathleen Weil

Représentant le Parti Libéral du Québec
Députée de Notre-Dame-de-Grâce
Porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et d’économie sociale

Christopher Skeete

Représentant du parti Coalition Avenir Québec

Andrés Fontecilla

Président du parti Québec Solidaire

AMAL-Québec demande au PQ de retirer la candidature de Monsieur Carrière dans la circonscription de La Fontaine

MONTRÉAL, le 13 mars 2014 – AMAL-Québec découvre avec stupéfaction que le candidat du PQ dans La Fontaine, M. Jean Carrière, publie sur les réseaux sociaux des messages haineux.

« Ce comportement contribue à la propagation de la peur irrationnelle du fait musulman dans notre société. Il est incompatible avec la candidature au nom d’un parti qui aspire à représenter toutes les Québécoises et tous les Québécois » déclare Haroun Bouazzi porte-parole d’AMAL-Québec.

En conséquence, AMAL-Québec demande au PQ de retirer la candidature de M. Carrière.

AMAL-Québec est une organisation fondée en juin 2012 qui a pour objectif de contribuer positivement aux débats sur les thèmes de la laïcité et des discriminations, de la visibilité religieuse, de la cohabitation interethnique et du vivre ensemble au Québec.

SOURCE AMAL-Québec

Renseignements :

Haroun Bouazzi
Téléphone : 514 962-0521
Courriel : info@amalquebec.org
Site WEB : http://www.amalquebec.org